|
|
LA SEYBOUSE
La petite Gazette de BÔNE la COQUETTE
Le site des Bônois en particulier et des Pieds-Noirs en Général
l'histoire de ce journal racontée par Louis ARNAUD se trouve dans la page: La Seybouse,
Numéros Précédents:
1 , 2 ,
3 , 4 ,
5 , 6 ,
7 , 8 ,
9 , 10 ,
11 , 12 ,
13 , 14 ,
15 , 16 ,
17 , 18 ,
19 , 20 ,
21 , 22 ,
23 ,
|
|
EDITO
Chers Amis
FAIRE DE L'INFO, OUI OU NON ?
Lorsque je signale par courrier, telle manifestation, réunion, congrès, émission TV ou radio, je ne fais que de l'information.
Je n'oblige personne à participer ou à regarder. Je respecte trop la liberté de chacun et surtout celle de penser ce que l'on veut. Moi même étant libre penseur, ne m'empêche pas, par exemple, de faire des pages sur les religions.
Alors que je reçoive des courriers injustes concernant un parti pris sur ces infos avec des propos me traitant de raciste ou d'autres termes peu élogieux pour ceux qui les écrivent, cela me heurte.
En créant ce site, je me suis mis en " service public " pour nos communautés, donc je dois accepter toutes les critiques, cela fait parti du jeu, mais je ne suis pas obliger de les admettre ou de les approuver.
Je ne tenais pas à faire de commentaire public, concernant les infos que j'ai envoyés sur les émissions TV et Radio avec Jean Marc Bénamou.
POURQUOI ? Pour la simple raison, que je connais tout le tapage fait dans tous les médias sur un sujet, sortie d'un livre ou actualité concernant les Pieds-Noirs et Harkis et que cela est réalisé dans le but principal de faire purement et simplement de l'audience.
Prenons l'émission de Fogiel, avec Bénamou : le sujet de l'émission commence à 1H 30 du matin, Bénamou a droit à 5 MN de parole, entrecoupée par l'insolence venimeuse de Fogiel et de son acolyte ; où après avoir dit, avec une maladresse débordante, qu'il ne se sentait pas Pieds-Noirs, qu'il n'épousait pas notre cause et, dés qu'il a commencé à parler des Pieds-Noirs, Fogiel lui a dit NON, parlons des Harkis. Tabou les Pieds-Noirs chez Fogiel ?
Parler des Harkis, c'est très bien, il le faut, mais pourquoi occulter les Pieds-Noirs ? C'est une stratégie pour séparer les communautés Pieds-Noirs et harkis.
Pourquoi Bénamou s'est-il prêté à ce petit jeu ? A sa place, j'aurai dit ce que je pensais de son attitude, je me serai levé et pris la direction de la sortie.
L'émission A. Chabot avec Bénamou : encore une fois le sujet commence à 0H 15 .
Bénamou, cette fois, n'a pas commis les mêmes erreurs que chez Fogiel. Nous étions en droit de penser qu'avec P. Nouvion et la fille de Harki, le duel contre le camp du FLN, Gaulliste, Chevenementiste aurait pu être plus équitable.
Eh bien, non, encore une fois, l'arbitre avait choisi son camp (toujours le même). La parole a été donné pendant 45 mn à la coalition adverse où ils ont pu déverser leurs messages, leur haine ; remettre sur le tapis l'O.A.S. (1 an d'activité) sans qu'aucun représentant ne soit invité, les collabos de Harkis, les traîtres du MNA. Du travail bien fait.
Le camp Bénamou, 15 mn de parole (3 fois moins).
- Nous avons eu P. Nouvion muselé par sa vice présidence du HCR (Haut Conseil aux rapatriés), et je m'excuse d'avance de dire qu'il n'est pas un débatteur public. La poseuse de bombes l'a assommé, sans résistance.
Il serait temps que la communauté pousse pour qu'un Débatteur comme Fred Artz (par exemple) président de l'UNFAN soit présent dans ces débats où il parlerait enfin des Pieds-Noirs. Je signale que l'UNFAN n'est pas représentée au HCR, le pouvoir en place ne veut pas de représentativité non affiliée à des partis politiques.
- Dalila Kerchouche, fille de Harki, qui elle a su parler de sa communauté. Mais là aussi nous avons vu et entendu la méchanceté d'A. Chabot lui dire avec la haine dans le regard: nous n'aurions pas du vous inviter. Et encore, je suis sur qu'à ce moment il s'est passé quelque chose sur le plateau hors des caméras (censure oblige, l'émission était enregistrée à 20 H)
Bravo petite, continu ton combat, mais fait le aux cotés des Pieds-Noirs, ne tombe pas dans le piége de la séparation des communautés.
Lorsque la poseuse de bombes avec son air narquois a insulté les Harkis, personne n'a oser aider cette fille qui appelait au secours. Là, c'était une victoire des séparatistes.
- G.M. Bénamou, non plus, n'a pas su élever le débat sur les Pieds-Noirs. A chaque fois qu'il prenait la parole, il était entrecoupé.
Pourquoi n'a t-il pas su élever le débat ?
Parce qu'il ne se sent pas Pieds-Noirs, qu'il n'est pas encore imprégné de nos problèmes, de notre combat. Il veut se poser en homme objectif, c'est tout à son honneur, mais dans ce cas il faut qu'il parle de la même voix de la cause HARKIS/PIEDS-NOIRS sans la dissocier.
La reconnaissance de la dette morale et d'honneur de la France envers les exilés Harkis/Pieds-Noirs, ça c'est le véritable enjeu, la bonne cause.
La réconciliation viendra ensuite quand les pages de mémoire seront mises en lumière, lues ou enseignées dans les écoles.
La réconciliation existe dans les cœurs entre les Algériens d'avant 1962, les Exilés et les vrais indépendantistes, mais pas, comme nous l'a démontré la poseuse de bombes avec les fossoyeurs de l'Algérie.
Bénamou se veut un homme public, médiatique dans les journaux, radio ou TV, il pourrait aussi l'être sur Internet en ouvrant sa boite aux lettres à tout le monde. Les boites aux lettres de nos sites sont ouvertes et nous faisons le maximum pour répondre.
Je ne cherche pas à être négatif avec G.M. Bénamou, mais je veux qu'il se sente Pieds-Noirs pour défendre notre cause, sinon qu'il nous laisse tranquille.
Il ne faut pas se leurrer, si la télé passe quelques fragments de notre histoire et si le vent souffle un peu dans notre sens, c'est justement qu'Internet est là pour dire et crier ce qu'eux ne veulent pas faire. Grâce à Internet, les portes et les fenêtres sont ouvertes et les centaines de milliers de visiteurs ont une autre information que la leur.
Moi, j'en ai assez de ces débats ou émissions avec une multitude de gens qui ne nous représentent pas vraiment ; qui ne font que pousser les rideaux sur des fenêtres déjà ouvertes ; qui se taisent parce qu'ils ont un poste honorifique ou une place à garder dans un placard, sans parler des buts électoraux ou commerciaux ;
Il ne faut pas tchacher sans égrener tout notre chapelet argumentaire.
Il ne faut pas exhiber les lambeaux de voile tachés de mercurochrome comme certains exhibaient des culottes ou draps tachés de sang de poule pour faire croire à leur virginité.
Pour défendre et parler de notre cause Harkis/Pieds-Noirs, il faut être libre, et la liberté ça se gagne.
Et là, je suis entièrement d'accord avec des amis, tant que nous n'aurons pas à l'instar des Corses, des Beurs, des Catalans du Sud, des Basques, etc., notre propre chaîne de télévision, nos propres radios, nous n'aurons pas cette liberté médiatique.
Petite cerise sur le gâteau : Le titre de l'émission de Chabot était " Les disparus en Algérie ". Avez-vous entendu débattre des disparus en Algérie ? Si oui, c'est que j'ai du me tromper d'émission. A la fin nous avons brièvement aperçu le titre du livre de Gabriel Delpard " Les Oubliés de la Guerre d'Algérie ". Un livre très intéressant mais qui n'a pas bénéficié du tapage médiatique.
Voilà pourquoi, je suis toujours méfiant à l'égard de ces émissions et ne fait que passer l'info. Et si cette prise de position peut paraître dure à certains, tant pis, c'est qu'ils n'ont rien compris et que leurs enfants en pleureront plus que les nôtres.
Je suis comme la grande majorité d'entre vous, j'ai la même analyse. Même si je n'aime pas ces émissions, j'essaie de les regarder, certes avec le mal au ventre.
Je sais que le résultat est toujours le même, mais je passe l'info pour que tout le monde puisse se rendre compte dans quelle situation l'on nous maintient et qu'à partir de ça on puisse faire bloc face à cette haine qui ne s'est jamais départie à notre encontre. Il faut enregistrer, montrer et expliquer ces contre vérités à tout le monde, même à nos Pieds-Noirs qui pensent avoir tourner la page.
On ne peut pas tourner une page chargée de 132 ans d'histoire. C'est toujours au fond de soi et ça nous remue. La seule façon de nous faire du bien, c'est d'en parler sans complaisance pour que soit dite la vérité, rien que la vérité.
J.P. Bartolini
Aprés votre visite, (---n'oubliez pas de Cliquer --- ou de téléphoner ---)
|
|
|
Afin de couper court aux pensées de ceux qui considéreraient que, raconter des histoires bônoises en utilisant les mots et la syntaxe du langage "diocane" donne une image vulgaire de notre culture, je consacre exceptionnellement ces chroniques à la défense de notre patrimoine linguistique.
LE PARLER BÔNOIS
Dans son excellent ouvrage " Le français d'Afrique du nord ", André LANLY prédisait que la langue parlée à Böne se transformerait avec le temps, les média et l'école, en une langue plus régulière, plus banale et par là plus uniforme, dépouillée des mots spécifiquement locaux comme les célèbres "diocane, atso, zec, zotche, poh poh poh …etc".
C'est exactement ce qui se serait passé si nous vivions toujours à Bône : le parler bônois, que je veux bien appeler "Tchapagate" pour faire plaisir à notre ami Rachid Habbachi, n'existerait aujourd'hui qu'à travers les récits et les fables de nos écrivains illustres Edmond BRUA, Fernand BUSSUTIL et aujourd'hui Rachid HABBACHI. Autrement dit, dans les rues de Böne on ne parlerait plus qu'une langue franco-bônoise correcte, rejetant le Tchapagate au rang d'un patois de littérature.
Mais voilà, le vent de l'Histoire ayant tourné dans le mauvais sens, nous sommes partis de Bône en abandonnant nos maisons et nos morts tout en emportant nos souvenirs dans notre mémoire. Aussi, notre accent et notre langage sont-ils restés intacts, comme figés à l'instant précis où nous avons vu disparaître pour la dernière fois le Cap de Garde. Il nous appartient donc de transmettre notre parler à notre progéniture, de le faire connaître à nos proches et à nos amis qui n'ont pas connu Bône. C'est pour nous un devoir afin que jamais ne s'éteignent les voix de ceux qui continuent, à travers leurs histoires, à faire revivre ces personnages hauts en couleur qui proclamaient avec fierté "je suis de Bône".
Qu'on ne s'y trompe pas!
Parler bônois n'est pas un signe de vulgarité, même si quelques gros mots viennent parfois écorcher les oreilles chastes.
Parler bônois c'est faire résonner un patrimoine culturel qui n'a nulle part son pareil sur les rives de la Méditerranée!
Parler bônois c'est parler une langue régionale avec l'avantage d'être actuellement compris par tous les français, contrairement aux autres langues régionales du pays.
À ce propos, il me vient à l'esprit une anecdote vécue dans un lycée des quartiers Nord de Marseille où j'ai enseigné pendant trente ans. J'avais l'habitude dans mes cours d'utiliser un vocabulaire adapté à mon public et les expressions bônoises me venaient alors naturellement. aux lèvres. Un jour, un élève m'a avoué: M'sieur pourquoi avec vous on capte tous les mots et qu'avec les autres profs on comprend pas ce qu'ils racontent?
Mais au fait, peut-on dire que le parler bônois est une langue régionale?
Si l'on croit que ce langage est né avec la conquête de l'Algérie, la réponse est non. En revanche, si l'on se penche sur la genèse de ce langage, on peut mieux en percevoir son origine antique fortement ancrée sur les rives allant du Cap de Garde au Cap Rosa: il s'agit donc bien d'une langue régionale. Erwan Marec, de l'Académie d'Hippone, écrivait en 1961: "Il convient de rappeler que Bône, héritière et continuatrice de l'Hippone lybique, punique, romaine, vandale, bysantine et demeurée résolument berbère avant d'être islamisée, n'a jamais véritablement rompu les liens qui l'attachaient à la civilisation antique". On serait donc tenté de trouver le latin à l'origine du parler bônois. L'habitude de rejeter le verbe à la fin d'une phrase nous conforte dans cette hypothèse hardie mais plausible ( le cimetière de Bône, envie de mourir y te donne)! Edmond Brua lui-même voyait " un déchet du latin" dans le langage des enfants de Bône qui jouaient aux billes.
Dès le début du XIVème siècle, dans les comptoirs français installés à Bône, toutes les affaires s'y traitaient en langue franque, mélange de français, d'arabe, d'espagnol et d'italien. Le vocabulaire était un hybride de ces langues avec des néologismes pittoresques; la syntaxe avait la particularité de rejeter le verbe à la fin comme en latin; les expressions étaient tonitruantes, riches en injures, obscénités et malédictions. Langage exclusivement employé pour le commerce, où chaque protagoniste essayait de rouler l'autre, on conçoit facilement que le mot "niquer" issu de l'arabe était largement employé pour exprimer une bonne affaire conclue aux dépens d'un acheteur crédule.
À partir de 1832, année de la prise de Bône, arrivèrent des français, des maltais, des italiens qui, avec les arabes, semèrent leur vocabulaire sur le substrat de la langue franque pour y faire éclore ce truculent langage de chez nous qui fait la joie de ceux qui l'entendent, qu'ils soient de là-bas ou d'ailleurs.
Ce parler diocane, ou tchapagate pour bien le distinguer du pataouète, son cousin d'Alger, est le miroir de nos traditions populaires et la caisse de résonance de l'accent né sur les berges de la Seybouse. Résolument incorrect, mais très suggestif, riche en néologismes sonores et expressions outrées, il utilise le blasphème sans intention et les injures sans colère dans un délire verbal fouillant jusque dans la tombe des morts pour remettre en question la moralité des aïeux, et de leurs os, tout en les vénérant.
Albert Camus écrivait : "À un peuple neuf ( les pieds-noirs ), il faut un langage neuf".
Si ce langage, nos ancêtres l'ont façonné, à nous de le pérenniser.
|
|
|
| UNE CROIX BIEN PORTEE
N° 5 de Mai 1950
|
|
La vaillante " Harmonie Bônoise " fêtait son Vice-Président, M. Eugène CAMILLERI, décoré par son filleul et parrain - le hasard fait parfois de belles choses - Henry ALOI, en veston à revers de circonstance.
Cette brochure n'est pas un recueil à félicitations ni à flagorneries : au contraire. Nous n'en sommes que p'us à l'aise pour complimenter bien sincèrement l'heureux élu : un brave et honnête homme. Cela n'est pas fréquent par les temps que nous vivons. Une Croix bien placée n'est pas chose commune.
Nous prions même M. CAMILLERI d'aider F...... à porter la sienne, qui pèse bien lourd sur ses petites épaules, et surtout sur sa petite conscience.
JESUS ENTRE SIX LARRONS
Il y avait à cette cérémonie, d'une intimité élargie, d'excellents musiciens, beaucoup de braves gens, une... Jeanne d'Arc, qui n'avait rien de la pucelle d'Orléans et six larrons.
Entre bons amis ! on finit toujours par se retrouver.
Noël était sombre et soucieux.
Robert somnolait ; le trombone le réveillant en sursaut, il porta, vite la main à sa boutonnière toujours vierge.
Mon copain Charlot roulait ses pouces et, dans une pose sénatoriale, laissait reposer son abdomen.
NATAF, tout guilleret, maniait dans sa poche un petit canif grand ouvert, mais déjà émoussé.
T...... méditait : " Pourquoi NAPOLEON qui a créé la Légion d'Honneur, ne m'a-t-il pas laissé dans son Testament le droit de corriger le Code Civil "?
F...... fut gentil tout plein. Il parla pour une fois sans emphase, doucettement et, tournant vers moi son gros oeil, semblait me dire : " Pitié, Pitié ! Dominique, souviens-toi du passé ".
En pensant à G. SAND, ce brave Dédé " rétrécit son coeur " - que lui restera-t-il ? ? et, se sentant tout à fait à sa place, nous débita une pensée à l'anglaise. Çà fait savant ! Le majestueux postérieur de la rombière frétillai, d'une heureuse et posthume volupté. .
Si André me promet de se conduire tout cet été en bon papa ; s'il me dit dès mon retour qu'il a jeté dans la darse le démon de la tentation et du mensonge, je lui promets une bonne soirée sur cette place de Bugeaud, assez riche de souvenirs.
Il y avait aussi, Jean-Baptiste POMA dit Sacré - Boutique. Quand on lui décerna le Titre de " Grand Mécène bônois ", il dit à l'Abbé MIZZI : " Ouach ! Quès-aco, ". L'explication donnée il faillit s'évanouir d'allégresse.
Ne songeant plus qu'aux fougasses perdues, mon ami Charlot, aspergea vite d'eau de Cologne les narines et le front de l'Extasié.
" Qu'il fait bon chez vous Maître Pierre ". Oui, il fait bon de retrouver des visages amis et si chers!
Et comme ils sont tous intelligents - même Robert - je sais qu'ils ne bouderont pas.
Brave et digne M. Eugène CAMILLIERI, merci.
Grâce à vous, j'ai revu des êtres chers !
Vive Dédé ! E viva El Toucchi !
|
|
| Ça qu'on vous a pas dit … !
|
Christian AGIUS N° 10 le Maltais de la route de Bugeaud, y ramasse dans les poubelles… ma, tombe de ses morts, c'est la franche vérité !!!
|
Le groupe " Sniper " y devait se produire à Nantes ac dans son programme la " chanson " "la Justice " où y braille : " …système d'ordures, système d'enflures…notre rêve à tous c'est de niquer un keuf à distance…etc.. "
Tu peux apprécier la……distance !
Surtout qui z'ont rajouté : " …mon couplet j'le résume : nique sa mère la police ; que leur drapeau se consume… ".
A la suite d'la plainte qu'elle a été déposée par une association qu'elle se défend la France (ou ça qu'il en reste…), la présidente du tribunal elle s'a contenté de dire de faire entention et de payer un huissier pour qui note ça qui sera chanté au concert…
Alors : régalez-vous ac les ………………..keufs !
|
Les contribuables qui z'ont des épines d'oursins en-dedans les poches y doivent être contents à Perpignan !!!…
20 millions de zeuros par an il leur a coûté le " plan d'accueil des délinquants mineurs " !!!
Zotch !
C'est autant que le pognon prévu pour les routes et l'entretien des collèges…
|
Tu sais qui c'est qui veut rétablir la peine de mort en Afrique du Sud ? Hein ?
La " Gay and Lesbian Alliance "…
Tia compris : l'association des coulots et des……(on n'avait pas un mot pour ça à Bône, diocane !).
Y z'ont fait ça à cause des multiples meurtres visant les zomosexuels…
|
Les soldats danois engagés en Irak y se sont plaints de la chaleur et qu'ils leur changent les pantalons et les chemises.
Devine ça qui z'ont reçu : …… des tondeuses à gazon ac un…………chasse-neige !!!
|
Un anniversaire y vient de se fêter à Nantes : sa libération.
Elle avait été précédée à grands coups de bombes…
Pas des Allemands, tchoutche !
Ma des Américains qui s'étaient soulagés de 2000 bombes, causant 1500 morts et 2500 blessés…
|
|
Même l'âme de Benguèche elle connaît José Bové, ac sa pipe et sa moustache.
Comme y pouvait pas aller à Cancun (Mexique), il est allé à Cancon (Lot-et-Garonne) : c'est moins loin et ça coûte moins cher…
Le tam-tam que la télévision elle lui avait fait, tombe de tes morts qu'il aurait dû lui ramener une émeute de monde !..
C'est ça qu'il a dit à France 3 dans l'après-midi.
Ma…………….les bistrots qui z'avaient préparé les merguez y z'ont fait tchoufa : 150 pélerins, journalistes compris, y se sont fait chier toute la journée !…
|
Qui c'est qu'il a dit, en 1992, à propos des 35 zheures : " cette mesure…dangereuse pour l'économie, néfaste pour l'emploi, inadaptée aux entreprises. Cette fausse bonne solution doit être écartée une fois pour toutes du débat social ".
Qui c'est qu'il a dit hein ? Zotche ou fart !
Tia pas trouvé ? Et ben c'est…………………………………
Martine Aubry !!!!!!
|
Bernadette, la femme de notre Mamamouchi, elle est pas forcément la " dame aux pièces jaunes " que la télévision elle brosse à toutes les occasions : un madone de mauvais caractère qu'elle se tient, ac la bave à la fugure dès que quelque chose y lui plaît pas !
Y a un chauffeur du Mamamouchi qui s'est trouvé en dedans ce cas : total le oilà muté au service des cimetières parisiens, ac la surveillance des pissotières !……
|
Un grand magasin du Caire il a fait une promotion de dattes à l'occasion du ramadan.
Les meilleures elles se sont appelées " dattes Chirac "…
Les ordinaires, ac les vers en-dedans, " dattes Sharon ".
Au milieu, tu pouvais trouver les " Yasser Arafat ", les " Bush ", etc.. Baraka Allah oufik !
|
J'a trouvé un meilleur sobriquet pour Sarközizi : " Sarcloseille "……
Si tia pas compris, agade les radars qu'il a placés pour ramasser le pognon : déficit 2005 à rattraper..
|
|
|
|
Pour les fêtes de fin d'année
Offrez un livre décapant !
ALGERIE : LE GACHIS FATAL
par
CHRISTIAN AGIUS
… la France a perdu l'Algérie… et l'Algérie…se perd !
au-delà du " comment ", le " pourquoi "
A commander chez l'auteur : Christian Agius, la Borie, 24750-Champcevinel
21 € + 3 € (port) à l'ordre de l'auteur
|
|
POUR VOIR un extrait du livre ======> ICI
|
Les Bônois au Secours de la France
|
Suite des Volontaires Bônois de 1870 d'aprés Bône Militaire envoyé par Georges Bailly
- Le 20 la compagnie reçut un mandat de 123frs.35 envoyé par le corps de cavalerie de Bône.
- Le 21, la ville fut attaquée, le bataillon fut placé à Talan, faubourg de Dijon organisé défensivement par les Garibaldiens. On fit toute la soirée des feux un peu au hazard en avant du faubourg.
A deux heures du matin, n'ayant reçu aucun ordre et ses hommes n'ayant pas mangé, le capitaine rentra dans Talan.
- A dix heures du matin, le 22, il était en avant du faubourg, appuyé à une vieille masure, formant l'extrème droite d'une ligne composée de bataillons français. La veille, les Garibaldiens avaient repoussé l'ennemi, un mouvement en avant fut ordonné.
A deux heures de l'aprés midi, la compagnie commença un vaste mouvement tournant qui décida de la retraite des Allemands. Elle arriva à la fin de ce mouvement en face d'une ferme dans laquelle 700 blessés français et allemands étaient soignés par huit médecins de cette dernière nationalité.
Au moment où le capitaine visitait cette ambulance, une vieille dame de 70 ans, le bras barré de la croix rouge, Madame de Saint Seine, se présenta et se plaignit amérement au médecin chef, de ce que les soldats allemands l'avaient, la nuit précédente, malgré la neutralité qui la couvrait, empêchée de prodiguer ses soins aux blessés relevés sur le champ de bataille.
Ceci se passe de commentaires.
Le capitaine envoya un de ses hommes, monté sur un cheval d'un des médecins, prévenir Garibaldi de la découverte de l'ambulance. Le général vint prendre possession du matériel et en particulier des huit chevaux. Sans davantage de commentaires.
Les pertes de la compagnie furent assez sérieuses dans cette affaire. Le caporal Géry, de la 5ème escouade, avait été tué, le volontaire Nelet, de la 4ème, blessé, mourut à l'hôpital de Dijon le lendemain;
le sergent Bonnefoy, avait reçu une balle dans la jambe.
Le bataillon avait perdu, un lieutenant, de la compagnie de Lyon et le capitaine d'une compagnie d'Avignon.
Le caporal Morlot, dégradé précédemment s'était tellement brillamment conduit, que son capitaine alla lui même acheter des galons, qu'il lui remit en présence de ses camarades.
Cependant les Garibaldiens avaient repoussé l'ennemi à Pouilly ; le 61 ème régiment poméranien avait même pedu son drapeau.
Le lieutenant colonnel Lhoste, blessé, reçu la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le soir du combat. Le lendemain matin, il fut fait officier; le soir il était mort.
Le capitaine Genova fut désigné pour lui succéder mais il refusa cet honneur, en disant qu'en prenant le commandement de sa compagnie, il avait contracté des obligations sacrées envers les parents de ses hommes, qu'il avait commencé la campagne avec eux et qu'il voulait la finir avec et prés d'eux.
Le nouveau chef de bataillon fut un italien de Génes, M. Baghetti.
Cet officier exigea des honneurs extraordinaires.
Tous les matins avait lieu un rassemblement en armes. Le jour de sa prise de commandement, M. Baghetti fit défiler les compagnies au port d'arme. Le lendemain, il voulut qu'il en fut de même.
La compagnie de Bône défila mais l'arme sur l'épaule.
Furieux, le commandant fit appeler le capitaine Genova qui lui répondit assez vertement et avec juste raison qu'il était venu en France pour faire la guerre et non pour jouer au soldat et faire de la parade que d'ailleurs, ces honneurs n'étaient pas réglementaires, et qu'il n'en avait que faire.
La réplique ne fut, pas longue à venir. La compagnie fut envoyée en reconnaissance dans les bois de la Crochère et on la laissa 24 heures sans lui envoyer de vivres. Les hommes avaient heureusement emporté du pain dans le capuchon de leur caban. Il est inutile d'insister sur le procédé.
Le bataillon partit pour Auxonne. Les deux morts de la compagnie avaient été, dés le 26, remplacés numériquement par Galardi Jean NM66, et Ghirardi (Pietro) NM67.
Malgré ses préventions contre les Bônois, le commandant était contraint de rendre hommage à leur bravoure. Un jour il fit appeler le capitaine et lui dit : J'ai besoin de vos lapins pour occuper un village où les Allemands viennent se ravitailler. Le capitaine Genova répondit : Mes hommes n'en peuvent plus mais je suis à votre disposition. Donnez-moi des hommes frais.
La suite et fin au prochain numéro.
Bien à vous tous, Georges le Bônois
|
|
LE PLUSSE DES KAOULADES BÔNOISES (13)
|
LA LETTE DE BONE (suite)
Purée de nous z'aut, là, main'nan, au moment où que j'écris je suis encore à Bône à me faire plein des provisions du soleil et remplir mes oeils des images du Cours, de la Colonne Randon et de la place d'armes et dire que quan c'est que tu vas me lire, dans dix jours, j'serai en plein dedans le zéro degré qu'il affiche le thermomète de Dijon. Zéro degré, chais pas comment j'vais vous espliquer ça mais moi, ça m'dérange surtout quan c'est que j'deviens bleu, de cette couleur que moi j'm'la supporte seulement quan c'est qu'elle est dedans la mer ou en dessur le ciel.
Pendant tout mon séjour là, à Bône, misère de mes osses, j'me suis affogué des z'labias, j'te dis pas, tu sais, de celles-là là qu'on s'les trouve derrière le marché central, d'la fougasse comme y en avait avant et surtout, diocamadone, du créponnet blanc comme la neige et c'est normal pasque c'était à la terrasse de l'ours polaire, dessur le Cours.
Ces goûts qu'en dedans, tu retrouves toute ta jeunesse eh ben ! moi c'est eux que j'les z'ai retrouvés. Quan t'y en as qu'y disent que les goûts et les couleurs y se discutent pas, moi j'trouve ça d'une bête ( à cause que bête c'est féminin ) pasque si qu'on parle pas du manger, du ciel et de la mer, que le manger c'est le goût et le reste les couleurs même si qu'y en a qu'une, le bleu, j'me demande comment on peut alors tenir une conversation pasque, atso, sorti de là, y a plus rien à dire.
Purée, rien que de penser au retour, ouallah, j'te jure, j'ai le froid dessur et rien qu'y me monte, doucement-doucement depuis les doigts de mes pieds que si que tu t'les multiplies, t'y en as dix…..Eh non ! pauv' tchoutche, pas les pieds, les doigts des pieds.
En tous les cas, si qu'aujourd'hui, j'ai fais l'effort d'écrire comme y faut, parole que la prochaine fois, rien que pour ennuyer les bourguignons, ma prochaine kaoulade, j'vais vous la faire en tchapagate classique.
Rachid HABBACHI
|
|
|
LA RUE SADI CARNOT(Suite)
de Gabriel Belmonte
|
| "La Rue Sadi Carnot" est un livre écrit sur son lit d'hopital par M. Gabriel Belmonte, pour ses amis Pieds-Noirs.
Cette histoire de la "Rue Sadi Carnot" nous est offerte par Mme Eliane Belmonte née Donadieu. Nous la suivrons par épisodes sur "la Seybouse".
Je mentionne que cette publication est sans but lucratif, qu'elle peut être reprise par les associations ou sites Pieds-Noirs à la condition impérative que les publications se fassent de façon absolument gratuite, sans même 1 euro symbolique, tel que le souhaitait M. Gabriel Belmonte.
|
| Le château branlant, Monsieur Buono
et Riquette
Je ne crois pas vous avoir encore dit que nous habitions, ma famille et moi, au 52 de la rue Sadi Carnot, juste en face de l'école du même nom. A ce petit immeuble de deux étages, on avait donné un nom comme cela se faisait pour d'autres maisons. On l'appelait le "Château Branlant", pourquoi ? et bien d'une part parce que l'extérieur de la cage d'escalier en colimaçon qui faisait accéder au deuxième étage avait exactement la forme d'un donjon, d'où le nom de Château. D'autre part, la vétusté de cet immeuble était telle que l'on aurait pu croire que sans les papiers peints qui tapissaient les murs intérieurs ils se serait écroulé au premier coup de bafagne (1) un peu violent, d'où "Branlant".
Bref il n'empêche que nous y avons vécu des jours heureux car premièrement notre appartement était très doux en hiver et très agréablement ventilé en été par la brise de mer ; deuxièmement pour toutes les petites histoires qui s'y déroulaient, histoires folklo s'il en fut, et pour les personnages marquants qui y vivaient.
Je ne vais pas vous raconter toutes ces histoires et tous ces incidents auxquels j'ai assisté car ce serait un roman-feuilleton qu'il me faudrait écrire. Cependant, il faut que je vous parle de "Riquette" et du père Buono avec ses deux enfants, Raymond et Elie dit "ptit Lili".
Riquette était une Espagnole à qui l'on pouvait difficilement donner un âge, tant son visage et ses yeux paraissaient jeunes mais ses cheveux étaient blancs comme de la neige. Elle devait bien avoir quand même soixante-cinq ou soixante-dix ans dans les années 35 à 45, années que j'essaie de faire revivre. D'ou venait-elle ? Personne ne l'a jamais su ; peut-être avait-elle fui l'Espagne à l'époque où la guerre civile se préparait. Toujours est-il qu'elle se vantait d'avoir vécu beaucoup d'aventures, surtout amoureuses. On ne sait trop comment elle débarqua un jour au "Château Branlant" chez Monsieur Buono qui avait bien voulu l'héberger. Encore une figure, ce Monsieur Buono ! qui ne l'a pas connu dans le quartier ? Il avait été marié deux fois et avait eu dix-huit enfants avec ses deux épouses. J'ai à peine connu la seconde qui était morte, disait-on de consomption. Quant aux enfants, il en restait deux qui vivaient sous son toit.
Riquette donc s'occupait de la maison et faisait quelques ménages ; les enfants étaient peintres en bâtiment mais étaient souvent sans travail. Tous les quatre se débrouillaient tant bien que mal ; quelquefois des disputes éclataient lorsque le Guébar ou le Tannières (2) avait un peu trop coulé, et tout le monde de se marrer dans la cour de l'immeuble.
Pour en revenir à cette Riquette et c'est là le comique de cet épisode, elle se vantait, lorsqu'elle avait un coup dans l'aile, que si l'on mettait bout à bout tous les zizis (à l'époque, le mot n'existant pas, elle disait les "quiquettes") qu'elle avait eu l'occasion de connaître intimement, on aurait atteint les côtes d'Espagne en partant de Bône i... Quand vous entendez de tels propos à l'âge de neuf ou dix ans, comment voulez-vous les oublier ?
---------------
(1) Vent violent et subit qui s'arrétait aussi vite qu'il s'était formé.
(2) Marques de Kirr.
|
|
La poule au pot
Encore une petite histoire sur ce quatuor et je m'arrête, promis ; je crois qu'elle vaut le coup.
La location de l'appartement de ce monsieur Buono donnait droit (peut-être se l'était-il approprié) à un petit jardin situé au fond de la cour commune. Il faut reconnaître que ce petit jardin était entretenu avec beaucoup de goût par ce monsieur.
Un jour, dans ce jardin, venant du toit de "Monsieur Lucien" (Lavalley de son patronyme) tombe une poule en goguette. Le père Buono étant par hasard dans le jardin à ce moment-là, vous imaginez le sort de la poule, deux tours de cou, en tirant un peu fort sur la tête et voilà l'animal liquidé et jeté sous une gamate qui se trouvait là. Malheureusement pour lui, mon frère Roland avait, de loin, vu la scène et, tandis que le vieux rejoignait bien vite son appartement, il s'empressa d'aller prendre la poule sous la gamate et de la ramener à la maison ; engueulade de ma mère, bien sûr mais que faire ? Comment rendre la poule à ce pauvre monsieur Buono sans l'accuser d'avoir commis un larcin ? On n'aurait pas pu le faire sans blesser son orgueil car, pour nous tous, monsieur Buono était un homme digne et respectable, d'où attente fébrile et réflexion sur la conduite à tenir. Cette attente fut d'ailleurs de courte durée car sur le toit, ledit Monsieur Lucien, tout rouge, n'entendait pas voir passer son rôti sous le nez et d'appeler tout fort Monsieur Buono qui arrive, l'air étonné:
Qu'est-ce que c'est Lucien ?
Comment qu'est-ce que c'est ? Tu vas me donner en vitesse la poule qui vient de tomber dans ton jardin, je l'ai vu tomber.
Qu'auriez-vous fait devant cette situation cornélienne ? Oyez plutôt
Ca va, je vais te la rendre, qui savait qu'elle était à toi, cette poule ? Tu penses bien qu'amis comme nous sommes, je te l'aurais rapportée seulement excuse-moi, elle est morte maintenant ça ne t'empêchera pas de la manger, hein ?
Et il retourne la gamate pour prendre la poule; mon Dieu ! plus de poule !
De sa voix de stentor, le brave vieux appelle Riquette ....
- Riquette !! sors la poule !
- Ma qué poule ?
- Riquette j'te dis : sors la poule !
- Ma qué poule ? al biou ? (c'était sa façon de l'appeler "le vieux").
Il fallut bien se faire à l'idée que la poule avait été subtilisée, mais par qui ? ...
Monsieur Lucien, fort de son droit, n'hésita pas à réclamer au vieillard les cinq francs que lui avait coûté la poule et fut payé normalement.
Réflexion du bon vieux :
Et oui, y en a qui vont se taper une poule que j'ai payée, si c'est pas malheureux ! Que les os se les étouffent
Je vous dirai que cette poule fut cuite, le soir tard, en pot-au-feu pour éviter d'être trahi par les effluves d'un rôti car, pour rien au monde, on n'aurait voulu être accusé de ce méfait, passa assez mal dans nos estomacs à tous, le remords !
Sacré Roland, va !
Heureusement, l'occasion de se racheter arriva par la grâce de Dieu à quelques temps de là.
Les revenus de ces pauvres gens (les Buono et Riquette) étaient tellement faibles que leur loyer n'était pas payé régulièrement et, un jour, on vit arriver le propriétaire accompagné d'un huissier et d'un commissaire ceint de l'écharpe tricolore qui venaient expulser la famille de leur appartement.
Ma mère s'étant approchée, le regard malheureux que lui lança le pauvre monsieur Buono et qui aurait fait pleurer une statue de pierre, la bouleversa..
Combien doit ce monsieur? demande, magnanime, ma mère à l'huissier.
- Vingt-sept francs, Madame.
- Attendez donc cinq minutes ; elle dévala quatre à quatre les vieilles marches usées et alla sous la pile de draps où, comme beaucoup de gens à l'époque, elle mettait son argent et, comme mon père venait de toucher la paye, elle remonta fièrement avec trente francs qu'elle remit à l'huissier.
Imaginez la tête furibarde du propriétaire qui se croyait déjà débarrassé d'un mauvais payeur et par contre les yeux reconnaissants du vieux Buono... Ses seules paroles :
- Merci Anna !
Mais sur quel ton ! Ma mère s'en est longtemps souvenue, de ces yeux ! Et le souvenir de la poule nous sembla à tous, de ce fait, beaucoup moins pénible.
---------------
A SUIVRE
|
|
|
|
COMMUNIQUE De M. Fred ARTZ
Président de l'UNFAN
LE JOURNAL PIEDS-NOIRS MAGAZINE EST DE RETOUR, il est en Kiosque
Le Journal Pieds-Noirs Magazine est de retour dans les Kiosques et par abonnements.
Ce périodique, qui est le seul journal entièrement consacré aux Rapatriés, avait cessé de paraître faute d'abonnés en nombre suffisant.
PIEDS-NOIRS, si vous voulez voir aboutir nos préoccupations qui perdurent depuis plus de 40 ans, il faut nous prendre en mains.
Et la seule façon de le faire, c'est d'avoir nos propres médias. Aujourd'hui la relance de ce journal est un début, demain ce pourrait être la radio.
Soutenez-nous en achetant ce journal Pieds-Noirs. Merci d'avance.
Fred ARTZ.
Pour vous Abonner =====> ICI
Pour voir la lettre d'Appel =====> ICI
Pour acheter des parts sociales =====> ICI
|
|
| LES NOUVELLES D'ANTAN
| LA SEYBOUSE JOURNAL DE BÔNE
|
Jeudi 5 Janvier 1860 - N° 749
Envoyé par Pierre LATKOWSKI
| |
EXTRAITS du Journal
Par Dagand
Faits divers.
On écrit de Guelma, le 29 décembre :
S'il n'y a point encore dans nos environs de ce qui s'appelle une inondation, au moins nous avons eu et nous avons encore de grosses eaux.
Tous les cours d'eau, et en particulier la Seybouse, sont devenus des torrents impétueux. Or, comme ponts, passerelles, bacs et tout ce que vous voudrez sont défunts ; les communications entre nous et Bône sont sinon impossibles, du moins très-difficiles depuis le commencement de ce mois.
La continuité des pluies a fait suspendre tous les travaux, de sorte que la population ouvrière n'est pas à son aise; mais, d'un autre côté les cultivateurs se félicitent de cette persistance du temps, que nous autres citadins appelons mauvais, et qui présage, disent-ils, une bonne récolte pour 1860.
- On connaît à présent le résultat de la campagne viticole pour le département d'Alger,
Les superficies plantées dans l'arrondissement d'Alger ont été de 939h
Dans l'arrondissement de Blidah ... 346 85
Milianah. 364 45
Médéah. 312 60
Soit au total 1.962 90
Le chiffre de l'année dernière avait été de 1.823 55
Différence en faveur de 1859 .... 139 35
Le produit des 1.962 hectares 90 ares a été de 33.371 hectolitres de vins récoltés et 307.872 kilogrammes de raisins consommés en grappes.
Si l'on met en regard les chiffres des années 1856 et 1857, on voit qu'en 1856 la production viticole s'établissait ainsi :
Culture ..................... 1.425h
Production 5.387 hectol. de vin et 48.760 kil. de raisin.
En 1857, culture 1.720 h
Production 7.517 hectol. de vin et 216.730 kil. de raisin.
Comme on le voit par les chiffres qui précèdent, cette culture, une des plus importantes de l'Algérie, tend chaque année la s'accroître ; la dernière campagne a dépassé de 357 hect. 90 à celle de 1856.
Les cultivateurs ont eu encore à lutter contre l'oïdium, et les vignobles de la partie de l'est du département et principalement le territoire de Dellys ont beaucoup souffert.
(Moniteur de la Colonisation.)
COMPTE-RENDU
AUX PREMIERS SOUSCRIPTEURS DE LA SOUSCRIPTION LAMARTINE.
Une souscription nationale, pour conserver à M. de Lamartine son foyer patrimonial, a été ouverte.
Cette souscription a été, interrompue par les souscriptions d'un plus haut intérêt national en faveur des blessés de nos champs de bataille.
Cette souscription n'a produit qu'environ 160.000 fr., défalcation faite des frais, des non valeurs et des non recouvrements.
Cependant la dette de M. de Lamartine s'élevait à deux millions cinq cent mille francs : malgré toute espèce de calomnie, on en sait assez l'honorable origine.
Les biens de M. de Lamartine étaient assez considérables pour tout payer sans aucune intervention étrangère ; mais ces biens, mis en vente vainement se sont trouves frappés d'un véritable interdit par la répugnance absolue des acquéreurs à paraître s'investir de ces patrimoines.
Contre l'insuffisance de la souscription jusqu'ici, M. de Lamartine, résolu à payer à tout prix honnête, a eu recours au travail.
Il est parvenu à payer ainsi en dix-huit mois un million trois cent mille francs.
Il lui reste à payer un million trois cent mille francs dont une partie dans un très-bref délai.
Sa santé altérée enfin par l'excès et la continuité du travail préoccupe ses amis.
Il a fait un récent appel aux acquéreurs possibles de ses propriétés ; ils ont été sourds.
Dans cette situation, il ne lui reste qu'à livrer ses biens aux poursuites et aux frais de justice, ruineux pour ses créanciers, ou à nous permettre de faire un suprême appel non plus à la nation, mais à ses amis connus et inconnus qui lui ont témoigné un si touchant intérêt par leur premier concours.
C'est ce que nous faisons ici, autorisé par le mandat de ses plus intimes amis, par notre dévouement personnel, et de son propre aveu.
Un examen attentif de ses affaires nous a convaincu tous que trois cent mille francs de souscription supplémentaire suffiraient pour sauver ses créanciers, qui lui sont plus intéressants que lui-même, en donnant le temps de trouver des acquéreurs à son patrimoine.
Nous provoquons ceux dont l'amitié s'est l'ait connaître par une première souscription à nous aider dans notre oeuvre.
Nous les prions de distribuer cet appel autour d'eux et de faire, autant qu'il est en eux, la propagande de notre pensée.
Nous n'avons pas besoin de répéter que cette souscription n'a rien de politique, M. de Lamartine est sépare de la politique par des siècles révolus en dix ans ! Il ne songe qu'a sortir avec honneur et probité de la vie.
Si nous ne sommes pas entendus, nous n'insisterons plus, mais on s'étonnera qu'une nation comme la France ait laisser lutter seul contre l'insolvabilité un homme qu'i a rendu pendant trente ans tant de services gratuits a son pays, et qui a prodigué tant de fois sa fortune et son existence pour couvrir les existences et les fortunes de tout le monde.
Si cela se réalise pourtant, qu'au moins quelques âmes d'élite protestent seules avec nous contre la dureté du sort.
Au nom des amis personnels de M. de Lamartine,
P. DETOT, etc., etc., Cie.
P.S. - Les personnes qui désirent souscrire peuvent le faire de trois manières :
1° En venant déposer leur souscription entre nos mains (13, rue Ville-Lévêque). Le bureau est ouvert à toute heure.
2° En envoyant leur souscription en un mandat de poste à notre adresse ou à celle de M, de Lamartine lui-même, 43 rue Ville-Lévêque.
3° En souscrivant au bureau du journal la Seybouse.
Nous enverrons le reçu de toutes les sommes, et nous remettrons les noms des souscripteurs à M. de Lamartine.
|
Pour consulter, le N° 749 de la Seybouse du 5 janvier 1860
CLIQUER ICI
|
|
|
Dans la Série "LES EGLISES DE BÔNE"
Eglise Sainte-Anne de Bône
Parue dans l'Algérie Catholique, N° 11, novembre 1937
(Envoyé par M. Roger Sabaton) |
Vue extérieure de l'Eglise Sainte-Anne (Colonne Randon, Bône) (Photo Roblédo)
|
Origine de la paroisse
Une chapelle, sous le patronage de St-Eloi, venait d'être bâtie à l'Allelik (au lieu dit aujourd'hui " les Usines ") par la Direction des Hauts-Fourneaux ; M. Lafontan, vicaire de Bône, en devenait aumônier et curé de Duzerville, en septembre 1856.
Mais déjà, à l'ouest des remparts de la ville, entre les portes de l'Aqueduc et d'Hippone, un coquet village se dessinait avec villas et jardins, sur un terrain que ne désertaient pas encore gibiers d'eaux et de broussailles. Un décret du 17 mars 1862 érigea en paroisse " l'Allelik-Ste-Anne ", et, M. Micholet, vicaire d'Orléansville, en fut le premier curé.
|
Son successeur, M. Clermonteix, loua d'abord, dans la rue Sadi Carnot, une salle où il venait, de l'Allelik, célébrer les offices. C'était en 1864, le nombre des baptêmes était de 27, il allait augmentant chaque année et passait à 53 en 1867.
La première église
Il fallait un local plus vaste pour réunir les fidèles du faubourg. On fit choix d'une salle servant de brasserie, à l'angle des rues Sadi Carnot et Dr-Mestre, appartenant à M. Bardé, on la loua pour douze cents francs par an. Un clocher fut élevé qui reçut une cloche achetée par souscription et dont le parrain fut M. Joseph Gauci, (cette cloche qui donne trois notes différentes au même coup de battant, sert encore). On fit les aménagements nécessaires pour l'église et le presbytère.
Le 10 mai 1866, à 8 heures, M. Goudard curé de Bône, bénit l'église et célébra une messe solennelle.
L'année suivante, à Pâques, M, Clermonteix habite le presbytère de Sainte-Anne. Mgr de Lascases, premier évêque de Constantine, donne la Confirmation en juin. En 1869, les offices ne sont plus célébrés à l'Allelik et la chapelle est bientôt désaffectée.
M. Fontbonne ne sera curé de Sainte-Anne que pendant deux ans. Il avait succédé à M. Clermonteix fin janvier 1875 ; en janvier 1877 il devenait aumônier de l'Hôpital Militaire.
M. Montastruc, originaire de Toulouse, ne sera guère plus long à Sainte-Anne. Pourtant, son caractère ouvert et expansif lui vaudra une grande popularité.
M. Schwab Lambert est curé de Sainte-Anne, de mai 1879 à fin mars 1886. En 1881, la paroisse s'enrichit. En juin, au château de l'Elisa, de l'Asile des Petites Sœurs des Pauvres pour les vieillards.
Il devait être transporté à Hippone en 1885. En octobre s'ouvre le Petit Séminaire Saint-Augustin dont les professeurs se feront à la paroisse les auxiliaires du curé. L'Ecole Libre des Sœurs de la Doctrine Chrétienne. M. Schwab eut pour successeur, en avril 1886, M. Jacques Compayrot qui était en même temps aumônier militaire succursaliste. Il visitait les soldats de l'Hôpital trois fois par semaine. Prêtre très dévoué et de grande modestie, il devint Vicaire général de Constantine. M. Joseph Beille, qui lui succède d'octobre 1892 à juin 1896 établit l'Apostolat de la Prière, s'occupe spécialement de la chorale et du soin de malades. Il quitta à regret la cure de Sainte-Anne pour celle de Jemmapes.
Eglise actuelle
Avec M. Delabaye Athanase, curé entre juillet 1896 et octobre 1902, on verra s'élever un édifice de grandes proportions qui sera la nouvelle église. La commune a acquis, pour la somme de 15.000 francs environ, quatre jardins dont un donné gracieusement par les héritiers Bourgoin. Un comité a été constitué en mars 1901, dont voici la, composition : MM. J. Bertagna, négociant, maire de Bône ; Marchis, avocat-défenseur, conseiller général ; A. Chancel, ingénieur, conseiller municipal ; Montastruc, curé de Bône ; Delabaye, curé de Sainte-Anne ; Présidents d'honneur. Président : M. A. Pancrazi, négociant, conseiller municipal. Vice-président : M. J. Manuelli, propriétaire, conseiller municipal. Secrétaire : M. E. Coudeyri, publiciste, conseiller municipal. Secrétaire adjoint : MM. Zammit, sous-chef du Secrétariat à la Mairiel. Membres du Comité : MM. J. Magliulo, architecte, conseiller municipal ; F. Tanti, négociant, conseiller municipal ; V. Portelli, membre du Conseil de Fabrique ; P. Joly, distallateur ; F. Journet, directeur de la Fabrique d'allumettes.
Depuis dix ans la ville de Bône cherchait à donner à Sainte-Anne une église modeste, mais avec l'importance de la population. Un plan avait été dressé par M. Magliulo, architecte.
Le devis, s'élevait à 90.000 francs, non compris le prix du terrain. La commune s'engageait pour 60.000 francs, le Gouvernement donnait 8.000 francs, le Comité allait s'occuper de recueillir les souscriptions pour parfaire la somme nécessaire. Le 4 août 1901, en la solennité de Sainte-Anne, patronne de la paroisse, une grande procession part de la vieille église et se rend sur le terrain où 700 chaises ont été disposées, un autel dressé sous une tente immense ; des drapeaux, les oriflammes flottent au-dessus des aloès et parmi les oliviers. Mgr Metter, curé de Norman, bénit le terrain, assisté de M. Delabaye et de M. Roche, curé d'Aïn-Mokra. M. Leroy, aumônier d'Hippone, donne une allocution particulièrement éloquente et sollicite la générosité des fidèles.
Le 5 septembre 1901, le monument est mis en adjudication, et M. Joseph Rossi, entrepreneur, commence les travaux au début de 1902.
Le dimanche 27 juillet 1902, à 5 heures du soir, une procession, organisée par M. le Curé, part de l'église de la rue Sadi Carnot M. l'abbé Victor Gauci porte la relique de Sainte-Anne ; M. Mercadier, aumônier de l'Orphelinat, l'accompagne. Sur le terrain de la future église, M. Leroy donne une allocution, bénit la première pierre, et l'on revient à la vieille église pour la Bénédiction du Très-Saint Sacrement.
Le 1er octobre 1902, M. Augustin Maurel est nommé curé de Sainte-Anne, tandis que M. Delabaye lui succède à Batna.
|
Vue intérieure de l'Eglise Sainte-Anne Photo Robledo
|
La nouvelle église fut bénite et inaugurée par Mgr Gazaniol le dimanche 20 décembre 1904. Etaient, présents : MM. Simone et Mercadier, vicaires généraux; MM. Montasture, curé de Bône; Puisségur, curé de Sétif, Leroy, V. Gauci, Lafforgue et Francaz, vicaires de Bône ; P. Parendel s. j., Maurel, curé ; MM. Marchis, maire; Petrolacci, conseiller général; Magliulo, architecte; Joseph Rossi, entrepreneur ; les membres du Comité, etc... M. Maurel remercie tous ceux qui avaient contribué à la construction de l'église et fit grande la part de ses prédécesseurs, Mgr Gazaniol, à son tour, salua et remercia l'administration municipale. Il témoigna sa gratitude au Gouvernement général, au Conseil départemental qui avaient contribué à l'érection du monument. Il développa ensuite ces d'eux idées : " L'église, maison de Dieu et Maison de l'homme. " Pendant la bénédiction de l'église et la récitation des, psaumes liturgiques une fanfare se fit entendre. La bénédiction terminée, Monseigneur célébra la messe au cours de laquelle le chœur des chanteuses dirigé par Mme Tomasini exécuta de beaux chants de circonstance. L'orchestre à cordes de M. Fabre prêta également son concours. Dès ce moment la maison Marin devint le presbytère. Il restait à orner l'église, c'est ce que firent M. Maurel et ses successeurs.
Aujourd'hui, quand on entre dans l'église, on la voit ornée de chaises neuves et des bancs très modestes; de nombreuses statues dont celle très expressive de Sainte Anne placée en retrait au-dessus du Maître-Autel et qui vient de la vieille église. En face la chaire, un grand Christ offert par M. Joussin de Duzerville et bénit par M. Montasture le 26 février 1904. Le Chemin de Croix, offert en majeure partie par Mme Audureau fut érigée par M. Leroy le vendredi 7 octobre 1904.
Le Maître-Autel, en marbre, don de M. l'abbé V. Gauci, fut consacré le lundi 15 décembre 1913 par Mgr Bouissière, entouré de M. Simone, vicaire général, des chanoines Branche, Orsoni, Maurel, de MM. Francoz et des vicaires de la Cathédrale. Il renferme des reliques, de St Déodat et de Ste Candide. Il est encadré de deux anges porte-candélabres.
Maître-Autel de l'Eglise Sainte-Anne Photo Robledo. |
En avant ont été placées quatre stalles de noyer, en juillet 1936.
Le chœur est éclairé par cinq grands vitraux et quatre plus petits placés par les soins de M. Maurel. Dans les chapelles et les bas-côtés, 25 vitraux placés par M. Brunier.
Le 10 juin 1928, des orgues, qui vont remplacer l'harmonium venu de la vieille église, sont bénites par M. Avison, aumônier de l'orphelinat. Quelques modifications y seront apportées, en octobre 1934 et en novembre 1936, qui embelliront l'instrument et donneront plus de place disponible à la tribune.
Une deuxième cloche, pesant 553 kilos, don de Mme Manuelli et de M. Bory de l'Allélik fut bénite par Mgr Simorre, le 10 décembre 1911.
|
A M. Maurel qui avait donné sa démission pour raison de santé et qui se retirait sur la paroisse succéda M. Brunier qui arriva le 1er mars 1916. Le père Berto avait rempli les fonctions de curé depuis le départ de M. Maurel, c'est-à-dire pendant trois mois.
Pendant la mobilisation de M. Brunier sur le front français, du 19 octobre 1916 au 17 novembre 1918, le Père Tribouly fut chargé du soin de la paroisse. C'était un prédicateur fécond, un prêtre très surnaturel et dévoué, accueillant pour ses confrères. Bon musicien, il changea merveilleusement la façon de chanter des enfants de chœur.
M. Brunier s'occupa beaucoup de l'embellissement de l'église; prêtre d'un caractère pacifique, il laissa d'unanimes regrets, lorsque, se rendant compte qu'i ne pouvait suffire à la tâche même aidé d'un vicaire, il donna sa démission et partit pour la Savoie le 8 juin 1933.
Son successeur fut M. Camille Rességuier, curé de Saint-Arnaud, qui arriva dans la paroisse le 19 octobre 1933 et fut installé par Mgr Thiénard assisté de MM. les chanoines Bernard et Avison. Il aménagea et habita le nouveau presbytère acquis par l'Association Diocésaine. Il fil construire la salle paroissiale et commença la construction de la chapelle de la Cité Chancel. Mais son passage fut rapide; il mourait le 27 mai 1935 à l'âge de 50 ans; après avoir dit sa messe comme à l'ordinaire. Ses funérailles furent présidées par M. Beruard archiprêtres, auquel s'était joints les prêtres du district ; les fidèles que cette mort imprévue avait beaucoup frappés assistèrent nombreux et recueillis à la sépulture.
Son successeur et curé actuel, M. Martimort Joseph, curé de Biskra, fut installé le dimanche 29 septembre 1935 par Mgr Thiénard assisté de MM. les chanoines Beirard et Avison. Etaient également à la cérémonie: M. Coureau Jean qui allait devenir curé de la nouvelle paroisse Sainte-Thérèse, les Pères d'Hippone, M. Ichansou, vicaire, M. Patti Salvator, enfant de la paroisse, vicaire à Rabat. L'assistance était nombreuse.
Prédicateurs
Nous ne citerons pas ici les noms des prêtres qui sont venus des environs de France, de Malte ou d'Italie pour prêcher à Sainte-Anne un carême, une mission ou une première communion, ou encore pour monter en chaire à l'occasion d'une fête. Nous voulons tout de même rappeler le nom de M. le chanoine Leroy, aumônier d'Hippone, qui ne refusait jamais une invitation de M. le curé de Sainte-Anne ; souvent et en des circonstances diverses il prêcha à Sainte-Anne et toujours avec éloquence. En compensation, M. le curé de Sainte-Anne montait souvent à Hippone et il n'était guère de fête de la Basilique où il ne se rendit utile, où il n'amenât sa chorale. M. Leroy mourut le 7 janvier 1927, ses funérailles furent célébrées à la Cathédrale sous la présidence de Mgr Thiénard; son corps repose dans là crypte de la Basilique.
Les associations
L'Association des Jeunes Filles est sans doute la plus ancienne association pieuse de la paroisse, bien qu'ayant pris des dénominations différentes. De tous temps, l'exécution des chants liturgiques à l'église lui a été confiée. " La Congrégation du Sacré-cœur " établie dès l'ouverture de l'école libre en 1881 par M. Schwab, devient " l'Association des Enfants de Marie " en 1919, avec M. Brunier et Sœur Marie-Antoinette de la Doctrine. C'est maintenant le " Patronage Ste-Thérèse " au sein duquel se recrutent les membres du chœur des chanteurs, des catéchistes volontaires, des Enfants de Marie, des quêteurs pour le denier du Culte, des dévouements habiles pour l'ornementation des autels. Ce Patronage donne en outre de fort belles séances récréatives.
Le Patronage des Jeunes Gens de M Meillan, à peu près dispersé pendant la guerre, s'est reformé depuis quelques années; il a pour but la formation religieuse et civique de ses membres. Il prend part aux chants liturgiques. Il s'occupe aussi de bonne presse et donne dans la salle paroissiale de bonnes représentations de cinéma le dimanche après les Vêpres C'est le " Patronage Ste Jeanne d'Arc "
Les Dames des Tabernacles. - Pendant la guerre M. Maurel avait groupé, pour un ouvroir, des Dames qui travaillèrent pour les soldats et les réfugiés. Des Dames continuent à se réunir tous les vendredis après-midi et s'occupent, sous la direction de Sœur Marguerite, des Religieuses de St-Vincent-de-Paul, de l'OEuvre des Tabernacles.
La Fraternité du Tiers-Ordre de St-François fut établie par le père Triboulet tandis qu'il remplaçait M. Brunier mobilisé. L'élection du Discrétoire a eu lieu il y a quelques semaines.
L'Association des Mères Chrétiennes dont les réunions mensuelles ont lieu régulièrement depuis quelques années, vient d'élaborer ses statuts et d'élire son Conseil. Sa patronne spéciale est Ste Rita.
LES ŒUVRES
Paroisse de l'Allélik. - M. Sultana ayant élevé une chapelle dans ses jardins, l'Allélik est distrait de Ste-Anne el érigé en paroisse par ordonnance de Mgr Bonissière en date du 17 décembre 1913, M. le chanoine Paul Vassalo, ancien vicaire de Philippeville, retiré à Bône, en devient de premier curé et est installé par Mgr, le 18 décembre .1913.
Paroisse Ste-Thérèse. - La partie du territoire prise sur Ste-Anne pour la création de cette nouvelle paroisse, le 6 octobre 1935, est comprise entre la route du Fort Génois à l'Est, et le Chemin de Ceinture, le Cimetière, les Beni Ramassés et la cité Mascort jusqu'au pont de l'Oued Kouba.
Collège de Garçons. - Bien que ce collège soit sur la paroisse Ste-Anne, les cours, d'instruction religieuse, dans cet établissement, ont été confiés au clergé de la Cathédrale, à la rentrée d'octobre 1933, par Mgr Thiénard.
Chapelle St-Antoine de Padoue. - De puis une vingtaine d'années, clergé ou catéchistes faisaient le catéchisme à la Cité Auzas, tantôt dans une salle, tantôt dans une autre; quelquefois dans les ruines de l'ancienne Hippone où un crucifix, accroché à un pan de mur des thermes, présidait à la pieuse réunion. M. Brunier finit par charger spécialement Sœur Marguerite, des Filles de la Charité, qui s'occupait déjà de la visite des malades dans la paroisse, de ce cours de catéchisme. L'église était éloignée, surtout pour les enfants sortant de classe. Les enfants du catéchisme étaient nombreux une centaine.
|
Vue de l'Eglise, Saint-Antoine de Padoue
desservie par M. le Curé de . Sainte-Anne (Bône). Photo Robledo
|
Les grandes personnes étaient fort peu nombreuses à pratiquer la religion. Il fallait trouver une autre solution. M. Besseguier se hâta de commencer à la résoudre. Il acheta, par acte notarié, pour le compte de l'Association diocésaine à qui il en faisait don, un lot de terrain de 300 m2 à la cité Gatt. Il confia à M. Gandolphe, entrepreneur de transports, le soin de faire construire là, à douze cents mètres de l'église Ste-Anne environ, une salle de catéchisme à allure de chapelle. M. Bulle fut choisi comme architecte.
M. Rességuier étant mort tandis que les fondations étaient à peine sorties de terre, Mgr confia à M. Ichanson, vicaire le soin de poursuivre cette ceuvre. M. Martimort, nouveau curé, arrive lorsque l'église est déjà couverte. Il fait faire un plafond, fait surélever le chœur, demande à l'entrepreneur de ne faire aucun crépissage extérieur, de couvrir seulement les briques, de mettre enfin des fermetures aux ouvertures pour que l'édifice puisse servir au plus tôt aux catéchismes. Il y a d'ailleurs vingt francs seulement en caisse, et guère de signes qui promettent de pouvoir se libérer comme il conviendrait des dépenses déjà faites.
Mais M. Gandolphe est plus confiant, il affirme à M. le curé qu'il n'a pas à se préoccuper de la question d'argent. On finit le crépissage extérieur, on surélève le clocher, on embellit la façade. Enfin Mgr exprime le désir que la chapelle soit bénite au plus tôt, que la messe y soit célébrée le dimanche, que le St-Sacrement y soit conservé. La présence d'un deuxième vicaire à Ste-Anne, permet de réaliser ces désirs.
Le dimanche 19 janvier 1936, M. le curé bénit, à l'église Ste-Anne, une statue de St-Antoine, don de Mme Tabone. Sitôt après, la statue est portée solennellement en procession jusqu'à la nouvelle chapelle. Après avoir béni la chapelle, tandis que les deux Patronages chantent des psaumes et des cantiques, M. le curé adressé à là foule, massée sur la rue, quelques paroles, les fidèles rentrent alors, et la cérémonie se termine par la bénédiction du T. S. Sacrement: Désormais on célèbrera la messe chaque dimanche à la chapelle, deux cents personnes y assisteront. On y fera le catéchisme tous les jours; sur cinq cent quarante-huit enfants de la paroisse inscrits au cours de catéchisme pour l'année 1936?1937, cent dix le sont à la chapelle.
En ce moment, la paroisse ne compte que deux prêtres, il ne peuvent suffire, et cette situation ne saurait se prolonger sans préjudice pour tous. En attendant que Mgr ait la possibilité d'envoyer un deuxième vicaire, le clergé de la paroisse est heureux de profiter de l'aide du père Merlin, recteur de la Basilique, pour célébrer habituellement la messe du dimanche; du dévouement de Sœur Marguerite pour les catéchismes.
Le dimanche 18 octobre 1936, une cloche, don de Mme Lucie Fenech, a été bénite à St-Antoine. Dans la semaine du 20 au 26 septembre, le sol a été recouvert d'un très utile et beau carrelage en Marmosas, don de M. Rodari de Biskra. Le dimanche suivant, heureuse surprise : des bancs pratiques et élégants ont remplacé les chaises de jardin; ils viennent de l'atelier de M. Arpino de la Cité.
Les peintures de la chapelle offertes par M. Marchetti seront bientôt terminées. Deux anges porte-candélabres, don de Mme Gatt, sont annoncés, déjà deux magnifiques colonnes les attendent. On a proposé des statues, elles pourront peut-être trouver place prochainement. Pourtant, M. le curé compte sur de nouvelles offrandes qui lui permettront de se libérer de la somme importante qu'il reste à payer; on s'occupera ensuite et aussitôt de l'acquisition d'un autel plus convenable. Et puis il faudra bien encore une sacristie, si modeste soit-elle, ne serait-ce que pour permettre aux dames qui se dévouent, à garder la chapelle ouverte quelques heures chaque jour, de pouvoir s'occuper là à quelque travail urgent pour leur famille et satisfaire au désir des personnes qui demandent quelque OBJET DE PIETE.
|
|
Texte d'origine inconnue, pouvez-vous nous aider à identifier son auteur
Oh! Mon Dieu! Ils m'ont tout pris: mon pays, ma maison,
mon ciel bleu mes djebels et ma petite église.
De mon pays perdu il ne reste plus que l'accent.
Seigneur! Faites que le temps qui passe ne me prenne pas mon accent.
C'est pas que l'accent de Provence ne sent pas bon le thym et la lavande!
Ce n'est pas que l'accent du Nord n'est pas noble et généreux!
Ce n'est pas que l'accent de Paris n'est pas beau!
Mais le mien, Seigneur, c'est tout ce qui me reste de là-bas.
Parfois il y en a qui disent que mon accent il sent la merguez.
Ils savent pas ces ignares, qu'au lieu de me vexer, ils remplissent mon coeur de joie.
Oh Seigneur, faites que le temps qui passe ne m'efface pas mon accent.
Parce que, vous savez Seigneur, cet accent là, c'est l'accent de mon père,
qui à Monte Cassino a crié à ses tirailleurs :
"Allez Larbi, allez Mohamed, en avant nous zôtres, pour la France".
Cet accent-là Seigneur! c'est l'accent de mon grand-père qui a crié à
Verdun à ses zouaves :
"Allez Pepico, allez Renato, baïonnette au canon et vive la France".
Si le temps me prend mon accent, comment je vais faire mon Dieu,
Pour raconter à mes petits-enfants, avec l'accent de Paris, comment
c'était chez nous zôtres?
Vous m'entendez mon Dieu, moi, avec l'accent d'ici, leur dire comment
criait le marchand de légumes dans les ruelles de chez nous?
C'est pas que l'accent d'ici n'est pas joli,
mais mon Dieu, vous m'entendez leur dire les gros mots que l'on
disait à Galoufa, l'attrapeur de chiens, avec l'accent de Paris, de
Marseille ou de Lyon.
Alors Seigneur, je vous en supplie,
laissez-le moi encore un peu l'accent de là-bas,
|
|
LE 1er NOVEMBRE 2003
Discours prononcé au cimetière de Narbonne, devant la stèle des Rapatriés et une centaine de personnes.
|
Chers compatriotes et amis
Nous voici une nouvelle fois réunis au pied de notre stèle pour honorer la mémoire de tous ceux que nous avons laissés sur le sol de notre ancienne province, province alors française.
Un poète a dit : " vous pouvez arracher l'homme au pays, mais vous ne pouvez arracher le pays au cœur de l'homme. "
Notre pays nous a été arraché et avec lui tous nos biens matériels et, hélas, les tombes et les dépouilles de tous les êtres chers qui se sont endormis sur son sol avant notre départ. Ces hommes et ces femmes qui ont fait ce pays par leur travail tant manuel qu'intellectuel, depuis les premiers soldats bâtisseurs de la conquête jusqu'au dernier exilé de 1962.
Mais voilà le vent de l'Histoire est passé et nous a balayés comme des fétus de paille nous laissant seulement nos souvenirs. Bien sur, nous ne pouvons faire le deuil de notre vie en Algérie, de même que nous ne pouvons rayer d'un trait de plume les noms de tous nos anciens qui y ont vécu, mais force nous est de constater que ce pays n'est plus le nôtre et que, depuis longtemps déjà, nous n'y avons plus notre place.
Ils nous restent, donc, nos souvenirs … pourquoi ne pas essayer de garder les meilleurs, les plus agréables, je ne pense pas que ce soit faire injure à ceux que nous honorons aujourd'hui, fête de tous les saints.
Alors mon ami Pépico d'Oran tu es content de ta dernière sortie à la plage des Andalouses, l'anisette était fraîche et la paella cuite à point ?
Et toi l'Algérois ce casse croûte chez Capomacio, au vivier de Sidi Ferruch, tu t'es régalé, le vin blanc était frais et les moules bien pleines ?
Ah ! Te voilà le Constantinois, alors ce tour en calèche, pas trop froid et pas trop remué en passant sur le pont Sidi M'cid ?
Te voilà, Toni le Bonois, toujours en ballade sur le Cours Bertagna pour y admirer les belles filles "de ton pays."
Ah ! le veinard, mon copain de Laghouat, il revient, tôt ce matin, de l'orée du désert où il a assisté au lever du soleil : quelle féerie !
Et toi mon ami de Tizi-Ouzou, tu es allé faire un tour sous les oliviers, les olives sont belles cette année et donneront une bonne huile, tu m'en garderas une bouteille pour la salade de tomates.
Et vous tous que je n'ai pas cités, ceux du bord de mer : de Philippeville, de Bougie, de Bou-Haroun, de Castiglione, d'Arzew, de Béni-Saf ; et vous ceux de " l'intérieur : de Miliana, de Tiaret, d'Orléansville, de Marnia, d'Aflou, de Birtouta, fouillez dans votre mémoire et souvenez-vous d'un jour heureux, d'une sortie réussie, d'un bon repas en famille, et, vous serez rassérénés et apaisés.
Une seule ombre à ce tableau quand je pense à Moktar, mon ami Harki. A-t-il lui des souvenirs heureux ? Une dure jeunesse dans un " méchant " douar, un engagement dans l'Armée avec tous ses dangers. Mektoub ! Et de surcroît aucune reconnaissance.
Mais attention ne vous y trompez pas, je n'ai rien oublié :
- ni les attentats meurtriers contre les nôtres qui ont tué ou blessé tant de nos compatriotes,
- ni la répression aveugle des forces de l'ordre contre les défenseurs de l'Algérie Française,
- ni le 26 mars ou le 5 juillet,
- ni Melouza, ni El Alia, ni Palestro et leurs horribles tueries,
- ni le lâche abandon de nos amis harkis à la vindicte du FLN,
- ni la mort inutile de tous nos braves soldats engagés dans une guerre dont l'issue était programmée,
- ni les milliers de disparus pour lesquels rien n'a été tenté,
- ni les conditions de notre accueil en métropole, surtout celui des supplétifs de l'Armée.
Et, même, si nous avons compris beaucoup de choses nous n'oublions pas et ne pardonnons pas !
Voilà, le tour est fait, et, nous revenons au présent. Nous devons, comme un devoir de mémoire, entretenir ces souvenirs témoins de notre vie passée sur notre ancienne terre, terre de misères quand l'on pense à notre déracinement mais aussi terre de joie au rappel des instants heureux.
Je dirai un tout petit mot sur l'année de l'Algérie en France, nous n'y avons pas été invités et tant mieux, car il s'avère que c'est un fiasco et qu'encore une fois toutes ces manifestations n'ont servi qu'à dénigrer l'œuvre de la métropole et l'action de l'Armée Française, nous ne pouvons rien reprocher en tant que pieds-noirs car il n'a jamais été question de nous (nous sommes une tache dans ce pays tant pour l'Algérie que pour la France.)
Voilà pourquoi en ce jour de souvenirs et de recueillement nous devons affirmer haut et fort notre identité Pied-Noire et notre fierté d'appartenir à ce peuple sans patrie.
Messe à 10 h30 à la Cathédrale Saint Just
Alfred Langlois
|
|
A QUI PROFITE " LE MENSONGE " ?
de Yves REMY
Aprés les émissions avec Bénamou
|
Ca y est, nous y sommes : les pieds noirs, les harkis, et surtout le grand général sont à l'ordre du jour.
Cela fait quarante deux ans, que l'on hurle à qui veut l'entendre, que nous avons été trompés, bafoués, enlevés, massacrés et assassinés.
Jusqu'alors, pas de remous, aucune vague personne, n'a bougé une oreille.
Tout à coup, le miracle se produit !
Arrive au premier plan de l'actualité, un jeune journaliste, socialiste, et romancier de son état.
L'impensable, pour les adorateurs des deux églises, se produit.
Télévision, radios, journaux, tout le monde en parle,…. comme dirait l'autre amputé du bulbe..
Les antennes, sont ouvertes, les quotidiens de toutes obédiences font du tirage, et voila, que l'on se met à regarder, à écouter.
Que se passe t-il donc ? Rêve t-on ?… Le cauchemar, serait-il enfin en train de se terminer ?
Permettez-moi, d'émettre quelques réserves.
Voyez-vous, au bout de quarante deux ans de vie commune, nous sommes, les patos et moi, un peu comme un vieux couple.
Nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier, par conséquent ;
A nous méfier.
Donc, je me mets à en tirer certaines conclusions.
Malheureusement, celles qui me viennent à l'esprit, ne vont pas comme d'habitude, dans le sens de ce beau conte de fées..
Je n'ai jamais vu faire, dans ce pays, la moindre action en notre faveur, Harkis ou Pieds-Noirs, sans qu'elle ne cache dans sa finalité, la récupération d'une contrepartie politique, soigneusement dissimulée, quelle que soit, sa position géographique.
Pessimisme, direz-vous, je voudrai bien, mais je ne le pense pas.
Une longue cohabitation, avec les habitants de l'hexagone, m'a tellement appris.
Certes, les choses, qui sont écrites, et dites, tant dans ce livre intitulé, " Un Mensonge Français ", au titre si évocateur ou à la télévision, voire à la radio,
Devaient être étalées au grand jour, et c'est bien que cela soit fait.
Mais, réfléchissons, cela fait quatre fois dix ans, que nous n'avons cessé de les crier, jusqu'à extinction de nos voix, de plus en plus vieillissantes ? POUR NOUS FAIRE ENTENDRE…
C'est là dessus, que tablaient tous ces fins stratèges, de nos gouvernements successifs.
L'extinction complète de nos voix, par là-même celle de notre race.
Plus de Pieds-Noirs, plus d'histoire d'Algérie Française ; Plus de comptes à rendre, plus d'explications à donner.
Ainsi, l'épopée de la France en Algérie, s'éteindra d'elle-même, et sera ensevelie avec les derniers représentants de la tribu des Pieds-Noirs..
Les historiens assermentés, feront le…reste
Nous sommes en période électorale, la droite est au pouvoir.
Question ?
La gauche au pouvoir, l'audience, et la prestation auraient-elles étaient identiques ?
L'auteur de ce livre, aurait-il bénéficié, du même crédit, auprès des médias ?
Si oui, et je voudrai tellement le croire, là serait le miracle, …
Mais je n'y arrive pas.
Pourtant, n'étant d'aucun bord, je n'ai pas d'à priori.
Par contre, je suis Pieds-Noirs, et ceux de ma condition, ne me contrediront pas.
Une fois ; peut-être, la deuxième non ça ne passe plus..
Pourtant, il s'avère, que les propos de ce monsieur, sonnent justes, peut-être, et je le souhaite, apprendra t-il certaines réalités, à nombres de handicapés, sourds et muets, qui savaient déjà, mais n'ont jamais osé contrarier la marche des veaux, chers au cœur de leur idole.
Ce que je retiens, dans tout cela, c'est que l'auteur de " un mensonge Français ", s'attache surtout à faire ressortir la personnalité du général, à travers des vérités, que nous savions, et avions dénoncés maintes fois.
A savoir, ses mensonges, son hypocrisie, sa lâcheté, devant ses responsabilités, sa politique d'abandon, et surtout celle de tous ceux qui l'entouraient.
Ça, on savait, et nous l'avons assez crié.
Seulement, nous, on ne nous écoutait pas, nous n'avions, et n'avons toujours pas droit à la parole.
Le chapitre, de notre odyssée, celui, de " que sont-ils devenus ", du comment ont-il fait pour s'intégrer, auprès d'une population qui leur était, et leur est toujours hostile.
Celui de la différence, celui, de nos humiliations, de nos galères, pour trouver du travail, pour se loger, les brimades infligées à nos enfants, l'endoctrinement qu'ils ont subit dans leurs écoles, les mensonges que l'on a cessé de leur distiller, pour arriver à leur laver le cerveau, de façon à les retourner contre nous, parents Pieds-Noirs.
Mais, parlons vrai, c'est tout de même, un peu de notre faute.
En nous dispersant, comme nous l'avons fait, nous avons fait le lit de tous les gouvernements successifs.
" Plus je divise, et mieux je règne "
En résumé, ce que nous demandons ;
Que la France reconnaisse, PUBLIQUEMENT :
Qu'elle nous a trahi, abandonné, et livré aux couteaux des égorgeurs.
Bien sur, que ce général, était ce qu'il était,
Bien sur, que lui aussi, était un fumier, comme il se plaisait à le dire, nous concernant ;
Seulement, chers compagnons de misères, il ne s'agit pas aujourd'hui, de tout focaliser sur le grand homme.
N'oubliez jamais, qu'il n'était pas seul, et, s'il nous a condamné comme il l'a fait, c'est aussi grâce à la majorité, du peuple de France, qui le soutenait sans condition, se rangeant comme un seul homme, derrière lui.
Ils ont tous approuvé, sa politique d'abandon, et notre condamnation à mort.
Ils nous ont privés, de nôtre droit civique, le plus élémentaire, celui de nous exprimer, par le suffrage universel.
Exclus de la nation Française, nous étions donc considérés comme traîtres ; ne l'oubliez jamais..
TRAITRES AUX MARCHANDS DU TEMPLE..
On reconnaît, lors de débats publics à la télévision Française, sur une chaîne publique, subventionnée par les contribuables Français, le bien fondé, des actions criminelles du F.L.N., ET autres officines terroristes en Algérie Française, alors que le territoire était encore Français.
Du moins, pour ceux qui en étaient encore les " locataires. "
On écoute religieusement, les récits de cette poseuse de bombes, auteur d'assassinats et de massacres, sur des femmes et des enfants FRANÇAIS ;
Le moment est venu, et je pense, que pour nous il est plus que temps de le faire.
A la vitesse, où chaque année, certain d'entre nous, partent rejoindre, ceux que nous avons laissé là bas.
Peut être faudrait-il ne pas trop tarder.
A l'heure, où le président de la république Française, s'apprête à commémorer la date du 5 décembre 2003, devant son monument à la gloire de tous les combattants tombés en Algérie, au cours de cette guerre " évènements ", qui devait coûter la vie à des milliers de soldats FRANÇAIS. Un monument où les Soldats Français Harkis sont oubliés.
A l'heure bien tardive, où l'on commence à honorer, en comité restreint, et sans publicité la mémoire de vrais soldats, fusillés par le pouvoir en place, au nom de la soumission…de la lâcheté.
Ces soldats, à qui l'on a pris la vie, parce qu'ils voulaient que soit respecté le serment fait à des millions de Françaises, et de Français.
Le serment que l'Algérie, était et demeurerait Française, à tout jamais.
Il faut, que soit érigée une stèle à la mémoire de tous ceux de nos parents, de nos amis, de nos frères, qui ont été enlevés, kidnappés en pleine rue, chez eux, sur leur lieu de travail en Algérie, avant et surtout après ces accords honteux du 19 MARS.
Il y a BEAUCOUP de familles, à l'heure actuelle, qui sont toujours sans nouvelles.
Personne n'a jamais osé, ni voulu aborder d'une manière officielle le problème de ces enlèvements.
Ceux qui les ont commandés, et commandités, sont encore de ce monde.
Prenons exemple, sur les juifs, quelques soixante ans après leur génocide, ils pourchassent toujours Les nazis, criminels de guerre.
Ces responsables, de massacres, et d'assassinats de milliers de personnes, comment devons-nous les appeler ?
Vingt cinq mille personnes ont disparues ;
Vingt cinq mille Pieds-Noirs, il serait tant que tout le monde se réveille !!
Il faut enfoncer le clou, tant que nous en aurons la force…
Il faut qu'ils reconnaissent officiellement la réalité de ces enlèvements.
Il faut que soit gravé, dans cette pierre du souvenir les noms de tous ceux, qui ont souffert et perdu la vie, à cause de la " grandeur " d'un homme, et comme il le disait la grandeur de la France.
Il faut, que soit proposée, et lancée une souscription, auprès de tous, particuliers, et autres associations, sans distinction de couleur.
Afin de financer ce monument à la mémoire de tous ces Pieds-Noirs que l'on a fait, et laissé assassiner, pour Rien…Sinon pour la Grandeur de la France :
UNE SOUSCRIPTION NATIONALE,
POUR LE MEURTRE DE TOUS CES PIEDS-NOIRS.
Et, s'ils ne pouvaient avoir la reconnaissance nationale, qu'ils aient au moins la notre.
Car, que vous le vouliez ou non, avec ou sans merguez :
Vous faites, et nous faisons à jamais parti de cette nation, que nous revendiquons tous…
J'ose le penser ; la nation PIEDS-NOIRS…
|
|
| APRES L'ESPOIR, LE DESESPOIR DE L'HISTOIRE
(Encore l'émission avec Bénamou)
|
Laisse parler le menteur,
un jour ou l'autre il te dira la vérité.
Une pensée pour nos morts et nos disparus de cette tragique journée du 5 juillet 1962, une pensée aussi pour nos morts tués avant et après le sinistre 19 mars de cette même année.
Les Français doivent ouvrir les yeux sur cette tragédie et demander des comptes aux gaullistes et aux partis politiques de gauche dont certains membres et adhérents ont collaboré avec les assassins du FLN.
Les autorités françaises ont laissé les harkis et les pieds-noirs aux mains de ces assassins du FLN. Un grand nombre de français musulmans (entre 80000 et 150000) ont été abandonnés et laissés en pature à leurs bourreaux, honte aux hommes politiques français et à certains militaires de haut rang.
Lors de l'émission mots croisés du 3 octobre 2003 sur france 2, débat autour du livre " Un mensonge français " de Monsieur Georges-Marc Benamou, j'ai trouvé déplacée la présence de l'ancienne terroriste et poseuse de bombes qui ont tué des milliers d'innocents à Alger et ailleurs. Cette felleghate a monopolisé les 3/4 du temps de paroles avec une arrogance et un mépris vis à vis des gens qui ont souffert et perdu des êtres chers et tout le reste.
Le Thème, c'était un débat, sur " les disparus ", mettant en cause le général De Gaulle et ses sbires et en tête de liste, Monsieur Messmer, donc c'était un débat Franco-Français, cette terroriste n'avait pas sa place sur ce plateau.
Comme d'habitude et depuis une quarantaine d'années, la télévision et beaucoup d'autres médias nous prennent pour des cons et les débats sont tronqués à tous les coups, avec toujours du même côté des invités qui étaient complices dans cette affaire, hommes politique de gauche et des gaullistes et des anciens felleghas qui voyaient la solution dans ce conflit que par le massacre de pauvres innocents Pieds-noirs et d'Algériens qui voulaient rester Français.
Comme d'habitude la télévision du service public qui est toujours truffée de stalinos à la sauce jean-Paul Sartre et Jean-François Khan et de fidèles de la grande Zohra, tous ces gens là manipulent les Français depuis la fin de la quatrième république, en leur faisant un lavage de cerveau au bouillon de couscous. Ils pensent toujours que les Harkis et les Pieds-Noirs sont de mauvaises personnes infréquentables et que nos morts sont des mauvais morts.
Je ne sais pas ce que monsieur Chevènement a fait à Oran le 5 juillet 1962, s'il a tenté d'arrêter le massacre dans les rues d'Oran, s'il buvait du champagne dans les salons de la préfecture ou s'il ramassait les épingles dans le jardin du petit vichy à l'ombre des palmiers, à l'écouter il ne s'est rien passé de grave à Oran le 5 juillet.
Il n'a pas arrêté tout le long du débat d'accuser l'OAS, nous avons eu droit à tout, incendie du port d'Oran, aux attentats commis entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, rien sur les atrocités du FLN et rien sur notre rapatriement désastreux pour fuir les massacres programmés.
Il a aussi accusé l'OAS d'être responsable de cette issue et il a defendu bec et ongles le boucher d'Oran, le général Katz.
Je lui réponds aujourd'hui, oui grâce à l'OAS beaucoup de Pieds-noirs ont eu la vie sauve, ils nous ont aidé à évacuer des quartiers enclerclés par les fellaghas, oui ils nous ont aidé à relever la tête devant les humilations, et aussi des brimades de la part des gendarmes rouges et des CRS qui nous tiraient dessùs ainsi que sur les façades de nos maisons, qui nous matraquaient pour un oui ou pour un non dans les rues.
Je lui dis aussi, traiter de terroristes et de fascistes (l'OAS) des hommes d'honneur parce qu'ils défendaient des Français d'Algérie que l'on a trahi, victimes de parjure de la part d'un général prêt à toutes les promesses et mensonges pour prendre le pouvoir, abandonnés par la mère patrie, si c'est ça être un terroriste et un fasciste oui monsieur Chevénement je suis aussi un terroriste et un fasciste.
De toutes les façons, je me demande qu'elle était sa fonction à cette époque au sein de la préfecture d'Oran, avec le grade d'aspirant ou sous-lieutenant je ne vois pas encore les responsabilités qu'il pouvait avoir en tant que sous-fifre pour donner un point de vue sur cette tragique journée.
Comme dirait mon beau-fils, " c'est parce que la vitesse de la lumière est plus rapide que la vitesse du son, que certains paraissent intelligents le matin et cons le soir "
Mon seul regret aujourd'hui encore, c'est que je ne pouvais pas les aider dans notre combat contre cette injustice, je n'avais que 14 ans.
Monsieur Benamou n'a pas été à la hauteur pour nous défendre, il est venu pour faire la promotion de son livre. Il n'assume pas complètement sa piednégritude, être un bon Pied-Noir c'est accepter nos qualités et nos défauts. Il se dit Pied-Noir lorsqu'il s'agit de folklore, il se dit de gauche lorsqu'en lui parle de colonialisme et de notre présence en Algérie, il se dit Juif Séfarade quand il parle du soit disant anti-sèmitisme qui aurait existé chez nous dans les années quarante.
Le représentant du Recours n'a pas été au top, peut-être qu'il est tenu au devoir de réserve ou plutôt de service, il faut bien rentabiliser son fond de commerce grâce aux subventions versées aux associations par le pouvoir politique pour mieux les maitriser afin de les maquer définitivement.
J'ai eu beaucoup de peine pour la jeune fille qui représentait les harkis, personne n'est venu à son secours pour l'aider à se sortir de ce guêpier.
Encore un coup d'épée dans l'eau pour notre communauté, j'avais cru enfin que l'en allait rétablir certaines vérités sur la guerre d'Algérie, avec une épopée magnifique et merveilleuse, une histoire de 132 ans et non de 7 ans comme beaucoup de gens le pensent, mais je garde encore un espoir pour que la vérité sorte un jour des archives gardées abitrairement par le pouvoir politique.
Pieds-Noirs et Métropolitains proches de nous, nous devons être fiers de l'œuvre de la France et des Pieds-Noirs en Algérie, nous avons apporté à partir de 1830 beaucoup de choses dans ce pays dominé par les Turcs et vivant encore au moyen âge, agriculture, usines, routes, logements salubres, santé avec les hopitaux, augmentation de la longévité des Algériens qui mouraient en bas âge par manque d'hygiène ou de maladies infectieuses, etc…
En juillet 1962, nous avons laissé un beau pays clés en mains avec du pétrole prêt à l'emploi, il ne restait plus qu'aux Algériens à retrousser les manches et de se mettre au travail, mais il n'y avait plus les Pieds-Noirs pour les stimuler.
Marcel FERRERES
|
|
|
COMMUNIQUE
RAPATRIES ou EXILES
Après la décision du Gouvernement de fixer au 5 Décembre la journée nationale de commémoration de la fin de la Guerre d'Algérie l'Amicale des Bônois, Constantinois et Anciens de Tunisie, appelle tous ses adhérents, sympathisants et compatriotes ainsi que tous les anciens combattants d'AFN à participer massivement aux manifestations officielles qui se dérouleront aux monuments aux morts de chaque ville ou village.
Ainsi cette journée consacrée à la mémoire des soldats morts pour la France en A.F.N. permettra peut-être d'apaiser les ressentiments du monde des anciens combattants et des rapatriés.
Par ailleurs, le 6 décembre à BEZIERS à 11 heures précises, une cérémonie du souvenir se déroulera à la stèle des rapatriés au cimetière neuf, avec la mise en place d'une plaque commémorative en la mémoire des soldats
DOVECAR - DEGUELDRE - PIEGTS et BASTIEN THIRY.
A la suite de la cérémonie un repas en commun est prévu : au restaurant
Le - PALM HOTEL - 32 rue de l'olivette (salade ? couscous dessert café) prix par personne 16 E
Les réservations peuvent se faire: Chez M.TURREL 2 Boulevard de l'Europe à BEZIERS
avant le 3 décembre 2003
L'Association des Français d'Afrique du Nord et d'Outre Mer
A l'honneur d'informer que dans le cadre du prolongement de la grande manifestation des 22 et 23 juin de l'an dernier, les associations des rapatriés avec la participation de la ville de Nîmes, qui composent l'Association 40 ans "L'Exode " organisent une soirée dansante le samedi 13 décembre dans les salons du stade des costières à NIMES.
Cette soirée gratuite (sauf les boissons) sera animée par le grand orchestre Gilles PELLEGRINI et toute sa chorégraphie musicale.
Les entrées se font uniquement sur invitation, afin d'éviter tout débordement inopportun, elles peuvent être retirées soit au 43 rue de Beaucaire à Nîmes soit au 2 Boulevard de l'Europe à BEZIERS. N° de TEL. 04 67 62 36 95
L'ambiance débutera à partir de 21 h 30 et se terminera aux environs de 2 heures du matin.
Il est envisagé un car au départ de Béziers vers 20 heures pour un montant de 10 euros par personne, afin de passer une soirée en toute sécurité de transport (Alcootest). La condition: regrouper 50 personnes.
Je sais que je peux compter sur votre collaboration afin d'informer vos amis et m'aviser au besoin des réservations éventuelles qui interviendraient, par avance je vous remercie de votre collaboration afin que cette soirée soit une réussite de toute la communauté Rapatriée.
Le Délégué de Secteur Pierre TURREL
|
|
|
Médecins tombés durant la guerre d'Algérie
Chaque année, le 11 Novembre, dans le hall de l'Ancienne Faculté de Médecine ( Université René Descartes, 12 rue de l'Ecole de Médecine, Paris 6 ème), 11 associations de médecins anciens combattants se recueillent devant le mémorial qui rassemble le nom des nombreux médecins morts durant les guerres, 14-18, les 1000 de la seconde Guerre Mondiale, les 66 médecins militaires d'Indochine et de Corée. A ces noms, il convient d'ajouter les 69 médecins morts pour la France ou victimes du devoir en AFN de 1952 à 1962. Certains sont morts en allant secourir des blessés, d'autres dans des embuscades, ou en allant soigner des civils ( la fameuse AMG) ou en évacuation sanitaire, d'autres encore ont succombé à des attentats ou des explosions de mines, plusieurs enfin ont été torturés.
Voici les noms des 69 médecins
1) Morts pour la France :
ANDRO Michel --- AVEZOU Frédéric --- BARTHELEMY Edouard --- BERHOLON Michel --- BRUDER André --- CASIMIRIUS Lazare --- COCHINARD Maurice --- COLLODIN Roger --- COULOMB Jean-Joseph --- CRUAUD Jean-René --- DEBESSON Michel --- DESCHAMPS Jacques --- ENAULT Philippe --- ETIENNE Pierre --- FAUVY Marcel --- FEIGNON Maurice --- FEUILLY Marc --- FEVRE Dominique --- GABENISCH Jacques --- GUILLEMOT Claude --- JALLET André --- JOUIS Georges --- JUGAIN Jacques --- LEGAC Hyacinthe --- LEPOULEUF Jean --- LIPCHUTZ Alain --- MABILLE Etienne --- MACASDAR Guy --- MATHIAS François --- MINDUS André --- NAUDIN Camille--- NGUYEN THANH GIUNG Jean-Marcel --- PLISSON Bernard --- RAMETTE Henry --- RAYBAUD Philippe --- ROCHETTE Luc --- ROUGETET Jean --- SGARD Maxime --- STAMM Philippe --- TARRASSON Jean --- VALENTE Roger --- VANIER Jacques --- VILLARET Jacques.
2) Médecins victimes du Devoir :
AUGER Maurice --- BENOLIEL Elie --- BOILEE Roger --- BRECHET Alexandre --- CANAPA André --- CHERIF-ZAHAR Omar --- CIXOUS Georges --- FLECK Maxime --- JOANNE Gaston --- MASSONAT Jean --- MEGNIN Joël --- NAKACHE Paul --- NEDI Mokrane --- NGUYEN Stéphane --- NICOLI Fernand --- OUALID Joan --- PENY --- QUILICHINI Louis --- RUCKER Lucien --- DE SOLLIERS Henri --- SPOSITO Jean --- TEITGEN Ferdinand.
|
|
|
En guise de préambule je me permets de vous communiquer le texte d'un entrefilet paru en Juin 2003 dans un journal de Sardaigne pour commémorer le bicentenaire de la libération par rachat de 630 Carlofortains esclaves à Tunis depuis l'incursion de Septembre 1798.
Plan de Carloforte en 1738 (conservé aux Archives d'Etat de Cagliari en Sardaigne)
Cette histoire nous concerne car des milliers de Français d'origine Pied-noire, surtout Bônois, Tunisois, Philippevillois, Constantinois, Callois sont les descendants de ces trop nombreux Italiens qui ont souffert l'esclavage en Afrique du nord avant 1830.
08/06/2003
CARLOFORTE CELEBRA LA SUA LIBERTA'
LA LIBERTA' DELL'ISOLA COMPIE 200 ANNI
CARLOFORTE. Una messa e un concerto per ricordare la liberazione dalla schiavitù degli 830
abitanti dell'isola. Si chiuderà domenica sera la tre giorni in ricordo dei fatti storici di 200 anni fa:
nel 1798 corsari tunisini penetrarono a Carloforte e la devastarono, e ripartendo portarono via
come schiavi 830 abitanti. Dopo cinque anni di schiavitù e sofferenza, nel 1803, il Re di Sardegna,
Vittorio Emanuele I, riuscì a riscattare i carlofortini che finalmente poterono tornare in patria. Cosi
questa sera alle 18,30 si celebrerà la messa, nella parrocchia San Carlo Borromeo. Alle 20,30 il
concerto del cantautore crîstiano Maurizio Melis, (m.v.ca)
Ce texte mentionne 830 personnes, c'est le nombre de ceux qui avaient été emmenés par
les sbires du Bey mais en 1803 il en eut 630 de libérés en raison des changements
suivants : 117 décès, 6 conversions à l'Islam, des naissances et quelques 120 libérés sur
intervention de Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, par l'entremise du Consul
de France à Tunis qui exigea leur libération immédiate dû au fait qu'ils s'étaient cachés
dans les locaux du Consulat de France à Carloforte d'où les agresseurs étaient venus les
extraire violant ainsi l'immunité diplomatique de la résidence du Consul.
Traduction du chapitre 14 de " Storia di una colonizzazione " de Giuseppe Vallebona aux éditions della Torre, 3ème édition 1988.
1 Esclaves de Carloforte au service du Bey. Parmi les esclaves Carlofortins à Tunis, certains se distinguèrent par leurs capacités de sorte qu'ils réussirent à entrer dans les grâces de leurs maîtres, ceux-ci faisant preuve de considération à leur égard en leur attribuant des charges de confiance et de ce fait un traitement plus humain; d'autres se distinguèrent pour avoir attaché leur nom à des évènement exceptionnels. Parmi les premiers nous nous souviendrons d' Antonio Pomata et de " Scampagnin ", parmi les seconds nous rappelleront Nicolà Moretto.
Pomata, connu comme étant le fils de GioBatta et de Teresa Opisso, pris en esclavage à 18 ans, avait été vendu aux Algériens conduit à Constantine et affecté par le Bey comme "Muchacho1 ".Ses capacités et son courage eurent tôt fait de lui assurer la confiance du Bey qui voulu spontanément le restituer à sa patrie à l'occasion de la libération des autres esclaves de Tunis.
Rentré dans son île depuis de nombreuses années "Ninin da Teixa" (c'était son surnom,prononcer " Ninine da Téïcha ". Ce qui signifie Giovanni fils de Thérèse) eut la surprise de recevoir la visite de plusieurs neveux du Bey de Constantine, ils voulaient avoir des informations sur l'emplacement de la cachette secrète où leur oncle avait déposé une grande partie de ses trésors, car ils étaient au courant de la confiance que le Bey avait toujours placé en son " Muchacho ". Malgré les années et son age très avancé, Antonio fut en mesure de leur donner les explications requises qui s'avérèrent exactes et aboutirent à la découverte des richesses, recherchées sans succès depuis longtemps.
" Scampagnin ", esclave non identifié fut lui "Muchacho(1)" auprès du Bey de Tunis avec la charge de "garde pipe". Racheté avec les autres Carlofortains préféra rentrer dans son pays malgré les prières et les promesses flatteuses du Bey qui souhaitait le garder à son service au palais du Bardo.
(1) valet,, garçon, ,boy. Se rappeler qu'en dialecte arabe constantinois enfant peut se dire " muchacho ".
2. La Madonna dello Schiavo. En souvenir de la terrible incursion du 3 Septembre 1798, la population de Carloforte avait, spontanément et à l'unanimité, voté la commémoration annuelle de l'évènement par une messe solennelle et une procession vespérale avec une statue de la Vierge sans ornements et le diadème d'argent posé à ses pieds. Dans les premiers temps la procession était suivie pieds nus par ceux qui avaient enduré l'esclavage et par toute la population en prières.
Une fois disparue la génération qui avait vécu le drame et souffert de ses conséquences douloureuses, l'usage de la commémoration trouvait de moins en moins d'écho et s'affaiblit jusqu'à tomber dans l'oubli. Evidemment la génération contemporaine préfère ignorer les souffrances de ses ancêtres en oubliant le funeste 3 Septembre 1798.
A partir de 1922 la fête de la " Madonna dello schiavo ", voulue par le père Giorgio De Dominicis de la congrégation des " Minori Conventuali di Cagliari ", alors vicaire économe de la paroisse de Carloforte, a remplacé l'ancienne commémoration.
Mais celui qui donna à la fête son caractère de grande solennité fut l'inoubliable can. don Gabriele Pagani, curé de la paroisse de 1923 à 1940, il voulu que tous les commerces fussent fermés comme pour Pâques ; tous les travaux arrêtés comme le Dimanche ; tous sanctifiés par la purification du sacrement de la pénitence et de la communion eucharistique, le 15 Novembre de chaque année.
|
| En fait, un certain jour de l'année 1800, alors que ses compagnons d'infortune comme lui même enduraient avec douleur le tourment cruel de la captivité en se remémorant le souvenir pénible de leur enlèvement, un esclave Carlofortain trouva une statue représentant la Sainte Vierge, semblant provenir du beaupré d'un voilier ligure qui s'illustrait du nom de son plus bel attribut : " Immaculata ". Née dans la mer, elle était destinée aux malheureux esclaves Carlofortains.
Nicolà Moretto regardait l'étendue verdoyante depuis la petite hauteur près de Nabeul, en ce midi ensoleillé du 15 Novembre 1800. Il avait obtenu de son maître, Sidi Mohammed Scerfiddiu (charf eddin ?) lequel le traitait avec humanité et lui laissait une certaine liberté d'action, la permission de s'éloigner un peu du jardin de son gendre, Zag Mohammed Dena auprès duquel il l'avait accompagné. A dos de mule il était allé sur une haute dune et sous son regard, distante d'environ une lieue, la mer scintillait en frémissant légèrement sous la brise du mistral.
|
Nicolà était jeune ; il venait d'avoir 19 ans dont 2 années entières en esclavage. Il était jeune et aimait beaucoup la mer où il allait dès sa tendre enfance avec son père, Gaetano dont il écoutait les histoires, entre le ravaudage d'un filet et l'attente du remplissage d'une nasse. Il lui racontait l'oncle Giuseppe, originaire de Sestri-di-Borzoli, installé à Carloforte en 1739 marié à la Tabarquine Maddalena Ferraro.
Jeune et malheureux, Nicolà suivait en ce moment le vol des mouettes et le passage de deux navires en route vers Pantelleria. La chaleur l'enveloppait comme une lave solaire, douce, aveuglante, indifférente à sa souffrance; la fin de l'heure de permission s'approchait rapidement avec la permanence du chagrin qui l'enveloppait toujours.
Il n'était pas descendu de la mule mais l'avait arrêtée au sommet et suivait encore avec une angoisse croissante la liberté tant enviée des voiles entrevues au loin… Ce fut alors que de sa poitrine souffrante sorti le soupir d'une voix: "Oh, Très Sainte Vierge, pourrais-je moi aussi, comme ces deux voiliers, retourner en terre de chrétienté et en finir avec ce barbare esclavage!". Il inclina la tête et éperonna sa monture. Il en avait assez. La douleur de la nostalgie avait éteint, étouffé le désir né d'une fragile solitude libre.
Mais la mule ne bougea pas. Rivée au sol, elle semblait ne pas vouloir avancer. Nicolà leva alors des yeux humides de pleurs et à travers l'écran des larmes "voici que se présente à moi, -c'est lui même qui raconte dans sa relation, en présence de 5 témoins cosignataires et accompagnée de l'attestation du préfet apostolique de la mission de Tunis, confirmant la découverte quasi miraculeuse-la statue de l'immaculée conception de la Vierge Marie, debout, sans appui, entre deux arbres, un dattier et un oranger… ".
L'apparition imprévue bouleversa le jeune esclave qui tomba à genoux: la Mère qu'il avait invoquée était là, | | |